J’ai traversé la planète !


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« T’as pas peur de prendre l’avion ? »

C’est ce qu’on m’a demandé environ 200 fois avant que je m’envole pour l’Australie !
La réponse ? Non !
Je n’ai jamais eu peur d’être dans l’avion, de voler, seulement peur de le rater !

Alors ce n’est pas vraiment étonnant si à 8h du matin j’étais à l’aéroport Charles-De-Gaulle alors que mon avion ne décollait qu’à…13h !
Arrivée à l’aéroport, j’ai demandé mon chemin à une hôtesse, et finalement, c’était très bien indiqué !
J’ai largement eu le temps de prendre un dernier petit déjeuner français, et j’ai choisi un bon croissant frais!

 

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Vers 9h30, j’ai imprimé ma carte d’embarquement et je me suis dirigée vers le guichet de ma compagnie aérienne, pour me renseigner un peu sur la marche à suivre durant les heures à venir.
Je pensais simplement demander des infos, mais au guichet, on me dit que je peux faire enregistrer mes bagages tout de suite !
Ca tombe bien, mon sac est très lourd, j’avais hâte de m’en débarrasser !
La bête pesait quand même 17 kilos !

J’ai ensuite rejoins ma porte d’embarquement, il était 11h seulement, l’embarquement a commencé à 12h50, autant vous dire que le temps m’a paru bien long !
Heureusement, les fauteuils étaient très confortables, et il y avait des prises!
J’ai même rencontré quelques personnes qui étaient sur le même vol, on a un peu discuté, et puis c’était l’heure !
L’heure d’embarquer, l’heure fatidique !
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On sort les passeports, on montre la carte d’embarquement, on traverse la passerelle, et ça y est on y est !
Un mini siège, une couverture, un oreiller, bienvenue dans l’avion.
Le décollage est assez impressionnant, on se sent monter dans les airs, avec une superbe vue sur Paris du hublot !
12h de vol entre Paris et Hong Kong, ça parait long, et effectivement c’était interminable.
Juste un petit écran pour passer le temps, quelques séries, quelques films, quelques jeux, c’était pas Netflix, mais c’était pas mal.
Et puis sur ce petit écran on pouvait aussi voir le nombre de kilomètres qui nous séparaient de notre destination ainsi que notre position sur Terre!
On est passé au-dessus de pays dont je ne connaissais même pas l’existence.

On m’a beaucoup parlé de la nourriture, et des plateaux repas dans les avions, et on ne m’en a pas dit que du bien !
Pourtant j’ai été très agréablement surprise ! C’était (presque) toujours très bon !
Bon ok, le petit-déjeuner était vraiment immangeable (porridge de fruits de mer…). 

 

A 17h, toutes les lumières se sont éteintes, les hôtesses de l’air nous ont demandé de fermer les volets des hublots.
J’étais persuadée que c’était pour acclimater notre corps au décalage horaire avec Honk Kong, mais après quelques recherches, il s’avère que ça sert à habituer les pupilles à la lumière extérieure, en cas d’évacuation d’urgence.
Mais lumières allumées ou éteintes, impossible de dormir pour moi !
Et impossible de bouger aussi, c’est sympa d’être du coté hublot, mais quand les voisins dorment, pas moyen de se dégourdir les jambes !

La nuit est passée, et par le hublot j’ai enfin aperçu ma première destination : HONG KONG!

 

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Sur place il était 6h du matin, en France il ne devait pas être loin de minuit.
Je suis sortie de l’avion, j’ai avancé dans l’aéroport, un peu perdue.
Avec plus de 10h d’escale, j’avais largement le temps de visiter un petit peu la ville !
Un tampon sur le passeport, et je me suis dirigée vers la sortie !
Une ligne de métro reliait directement l’aéroport au centre de la ville.
J’ai acheté ma carte de transport pour la journée au guichet et let’s go!

Dans le métro, tout était calme, personne ne disait un mot, tout était propre aussi, bien entretenu. Et puis à Hong Kong, il est interdit de boire et de manger dans les transports en commun sous peine d’amende !
Quelqu’un me l’a gentiment fait remarqué alors que je sortais ma bouteille d’eau…

J’ai été étonnée par la très bonne organisation du métro, et sa facilité d’utilisation. Encore plus simple que le métro parisien !

 

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A chaque porte de métro, un agent tient un panneau « Stop » ou « Go » pour indiquer aux usagers s’ils peuvent encore monter à bord ou non.

 

Après avoir changé de métro, je suis arrivée à la station « Central ».
C’est à partir de là que j’ai commencé ma visite.
Tout était fortement climatisé dans le métro, et j’ai vite compris pourquoi en me rendant à l’extérieur… Une chaleur étouffante. Et ce n’était pas seulement la chaleur le problème, c’était surtout le climat extrêmement lourd, et quand je dis lourd, le mot est faible, et humide aussi. Rien de comparable à ce qu’on peut avoir en France.
C’était littéralement irrespirable.
J’ai sorti mon téléphone, il s’est tout de suite empli de buée, tout comme l’objectif de mon appareil photo. Et je me demande comment les hongkongais font pour ne pas être malade toute l’année, le contraste est énorme entre le climat en ville, et la climatisation très très forte dans chaque magasin.

D’ailleurs quelque chose m’a assez surprise, ici les gens rotent en public, sans aucune gêne, c’est surement culturel, et c’est tout à fait normal ici.
J’ai eu un peu de mal à m’y habituer, il y en a même un qui m’a fait sursauter !

Je me suis baladée dans une rue très connue ici « Wing Lok Street », avec l’impression de d’être totalement ailleurs, dans un autre monde, tout le monde s’agitait autour de moi, ça vivait à 100 à l’heure, et moi j’observais, comme si c’était irréel.

 

 

Pas loin de là se trouvait le « Hong Kong Park », certainement l’un des plus grands et majestueux d’Hong Kong.
Je m’y suis rendue, et c’était magique.
Un coin de verdure perdu entre tous ces buildings.
Des fontaines, des arbres, des nénuphars, des papillons, des cascades. Très reposant, très silencieux.
Rien à voir avec l’agitation constante quelques mètres plus loins, en plein centre ville.

 

Et puis au bout de quelques heures, ça n’a pas loupé, j’étais épuisée. Forcément, après 12h de vol, et mon cerveau qui se croyait encore en France (où il devait être 4 ou 5h du matin), ça ne pouvait pas être autrement.
J’ai fait un dernier tour dans la ville, je suis passée dans un centre commercial, et puis j’ai décidé de reprendre le métro pour me rendre à l’aéroport.
J’ai manqué tellement de choses…
J’y retournerai, ça c’est sur, et un peu plus longtemps cette fois-ci !

Il me restait encore 5h à attendre mon prochain vol, 5 longues heures.
Je suis passée tout de suite par la douane, le contrôle de sécurité et tout ce qui s’en suit pour en être débarrassée.
A l’aéroport, j’ai fait une toilette très sommaire, j’aurai aimé prendre une douche, mais je n’avais pas prévu que ça serait possible, et gratuit.
Le temps m’a semblé extrêmement long.
Les minutes ne défilaient pas.

Je suis allée manger, et j’ai testé la bonne nourriture asiatique: MacDonald’s !
J’aurai aimé goûter à quelque chose de plus local, mais il y avait trop de restaurants, trop de choix, et toutes ces odeurs me rendaient nauséeuse !
Là j’ai vraiment senti la fatigue, je m’endormais dans mes frites, impossible de garder la tête droite ! J’ai marché, marché, marché, si je m’asseyais quelque part, j’étais sûre de tomber de sommeil.
Au bout d’un moment j’ai juste décidé de me reposer sur une chaise, de toute façon je ne tenais plus debout.
En me réveillant je pensais que plusieurs heures s’étaient écoulées, mais non, seulement 10 minutes…

Alors j’ai pris un café, histoire de tenir encore un petit peu, et puis je suis allée devant ma porte d’embarquement (très très en avance).

Et enfin c’était l’heure ! L’heure d’embarquer pour la 2ème fois ! Encore 12h de vol, et je serai enfin en Australie !

Ce deuxième vol est passé beaucoup plus rapidement que le premier.
J’étais assise à côté d’un australien très gentil, on a beaucoup parlé pendant le vol, ça a fait passé le temps plus vite! Il m’a donné plein de conseils, de lieux à visiter etc.
Les repas étaient sensiblement les mêmes que sur le premier vol, avec une tournée de jus de fruit en plus !
J’ai regardé une saison entière de « The Middle », j’ai regardé « The Jungle Book » et puis j’allais commencer « Ratatouille » quand j’ai vu qu’on arrivait !
Une vue magnifique sur la baie de Sydney, encore plongée dans la pénombre, c’était magique. J’avais hâte de descendre de l’avion et d’y être enfin !

 

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Après un atterrissage mouvementé sous la pluie, j’étais enfin sur la terre ferme !
Une fois mon sac à dos récupéré, je me suis donc dirigé vers la douane.
Dans l’avion on nous avait demandé de remplir un petit papier « Incoming passenger card », qu’il faudrait présenter avant de pouvoir sortir de l’aéroport.
Et ça rigole pas ! Ils veulent littéralement tout savoir, l’identité complète, une adresse en Australie, la durée du voyage,et j’en passe, mais surtout ce qu’on compte ou pas apporter en Australie dans nos bagages, avec une liste interminable de choses que l’on pourrait être susceptible d’avoir avec nous!

On m’en avait beaucoup parlé de la douane australienne, et pas dans les meilleurs termes !
Ils sont très strictes, vraiment vraiment très strictes avec ce que nos valises et sacs peuvent contenir. Ils protègent énormément leur pays, surtout au niveau de l’agriculture.
J’avais quelques noix et fruits secs dans mon sac, ainsi que des médicament, j’ai dû, bien évidemment, le déclarer; et selon si on déclare quelque chose ou pas, nos sacs sont contrôlés par les agents d’immigration, avec des scanners, des chiens renifleurs, et parfois il est possible de voir son sac complètement retourné.
Je pense avoir eu de la chance, le chien a reniflé mon sac, et je suis passée, sans avoir rien à leur laisser (en sachant que si on ment à la douane, les amendes peuvent être très salées).

J’ai traversé le couloir qui mène à la sortie.
J’ai posé un pied à l’extérieur, j’ai pris une grande respiration.
Ca y est, l’aventure a commencé.

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